Méthode de semis pour repiquage

LES SEMIS


Fichier
le matériel

Le semis consiste à déposer une graine en terre en lui assurant une humidité convenable et une température suffisante pour déclencher sa germination.

La réussite d'une culture tient avant tout à la valeur de cette semence dont les qualités premières sont la pureté spécifique et le pouvoir de germination.
  • La pureté spécifique garantie que les graines sont exemptes de poussières, débris végétaux, et semences de mauvaises herbes qui vont polluer la culture.
  • Le pouvoir de germination, est l'aptitude de la graine à évoluer pour devenir une plante de vigueur suffisante et normalement constituée.
L'aptitude d'une graine à germer dans le temps est fonction des espèces. La graine est un organisme vivant, dont la vitalité passe par un maximum et décroit pour s'achever naturellement par la mort.

Mais le plus important est que la graine porte en elle les caractéristiques exactes qu’on est en droit d’attendre d’elle, car sous une même enveloppe, peuvent coexister des espèces différentes.
Cette qualité de pureté végétale ne peut être garantie que par une sélection permanente et rigoureuse des cultures grainières.

Notez-bien : Les graines récoltées sur des plants hybrides F1 ne reproduiront pas les qualités de ces dernières, voir la page Hérédité.

Réussir ses semis

L’humidité doit être juste suffisante pour que le milieu de culture
Soit moite au toucher et ce de façon permanente. Si le sol est détrempé ou boueux, les graines seront asphyxiées, et exposées à des parasites avant même de lever.

La température minimale nécessaire à la germination est différente suivant les espèces. Les plantes originaires de nos contrées se contente de 6 à 8°C (carottes, chou, laitues, bleuet, etc.) alors que les plantes venues de régions plus chaudes demandent 12 à 15°C et même plus pour les plantes d’origine tropicales.

Il ne faut donc jamais semer avant que la température du sol ne soit suffisante pour provoquer « immédiatement » la germination sous peine de voir la graine mourir, ou donner naissance à une plante chétive.

Le semis en terrine

C’est le procédé qui convient le mieux pour toutes les espèces délicates à graines fines ou dont on veut forcer le départ à « chaud », en serre ou à la maison.

Les terrines peuvent être variées, de plateau en terre cuites ou bac en polystyrènes, ou encore caissettes de bois ou jardinière. Le fond doit être percé pour permettre un bon drainage. Les bacs doivent être soigneusement lavés pour éviter de colporter des germes de maladies .

Le mélange terreux n’a pas besoin d’être fertile, mais il doit être meuble et perméable. On peut le composer soi-même avec ¾ de terreau et ¼ de sable par exemple. A condition que le terreau soit exempt lui aussi de parasite. Un chauffage au dessus de 60°C permet de les éliminer.

On trouve dans le commerce des terreaux dits de semis qui ont tous les avantages sauf le coût. Par ailleurs si le substrat de culture est trop pauvre, il faudra procéder rapidement au repiquage des jeunes plants qui ne trouveraient pas là, les éléments nécessaires à leur croissance, après avoir épuisé les réserves que leur offrait la graine..

En Pratique
Ma méthode de semis


Evidemment chacun à ses « combines » et je ne saurais ici les énumérer toutes, je me contenterai de vous exposer la méthode que j’utilise depuis longtemps et qui me donne les meilleurs résultats. (J’en ai essayé d’autre mais sans autant de succès).

J’utilise exclusivement des jardinières en plastiques, réservées uniquement à cet usage. Et j’utilise du terreau de semis acheté. Celui que j’ai essayé de fabriquer contient toujours des graines de mauvaises herbes.

Je rempli ma jardinière d’une bonne moitié, pas plus, car il faut laisser un espace de croissance pour les plants. J’égalise avec une planchette et je tasse légèrement une première fois. Avec le terreau le plus fin, j’égalise les trous qui peuvent subsister et je retasse un petit coup.

C’est alors le moment de procéder au semis, qui se fait en formant le bout du paquet en bec verseur et en tapotant avec l’index. On essaie de répartir les graines au mieux, en fonction de la taille des graines et des plants que l’on espère obtenir.

Pour les géranium, impatiens une trentaine de graines, pour les œillets d’inde j’en mets une cinquantaine, pour les pensées une centaine voire plus. Nb plus on en met, plus il faudra repiquer tôt pour donner de l’espace vital aux plants.

Les graines étant étalées il faut les recouvrir, compter 1 fois le diamètre de la graine, c'est-à-dire dans le cas qui nous préoccupe ici, pas grand-chose. Je fais çà avec une poignée de terreau fin que j’ai préalablement tamisé. Je veille à ce que toutes les graines soient recouvertes et je tasse à nouveau avec ma planchette.
Cette étape n’est pas nécessaire avec les graines très fines, où les graines se faufilent dans les trous toutes seules. Dans ce cas, il suffit de tasser après semis et c’est bon : c’est le cas des bégonias par exemple. Dans ce cas les graines sont tellement fines qu’il est intéressant de les mélanger avec du sable fin pour faciliter leur répartition, à moins de s'être procuré des graines enrobées.

Reste l’humidification, là encore j’ai essayé des tas de trucs, mais la meilleure solution et de remplir d’eau la brouette 7 à 10 cm et d’y plonger les bacs. Avec mes jardinières je fais çà deux par deux. Il faut attendre quelques minutes que l’eau monte par capillarité et mouille la surface. La méthode à l’avantage de ne pas entrainer les graines et ne les découvre pas.

Ensuite il ne reste plus qu’à laisser égoutter le surplus, et recouvrir avec des plaques de verre ou de plexiglas ? et il ne reste plus qu’à attendre la levée.

Pour le reste, tous les jours, je retourne les plaques pour éliminer la condensation qui se forme sur les vitres. Avec cette méthode, il est rare que l’on ait besoin d’arroser ensuite, si c’est nécessaire je le fait avec un pulvérisateur à main, que je trouve plus délicat qu’un arrosoir.

Je commence mes semis au chaud, fin janvier pour les géraniums et impatiens qui ne fleuriront guère avant l’été et pour le reste la date fatidique pour moi est le 15 février, date à laquelle mes semis de « printemps sont faits »

Cette méthode vient en complèment avec les mottes fabriquées avec le presse-motte, que j'utilise pour les salades, qui permet une production à l'unité. (pratique pour étaler sa production dans la saison), ou les mottes cartons pour les graines de tailles moyennes .

Fichier
15 jours et çà marche!

Dernière mise à jour de cette rubrique le 10/03/2008
Reservation billet avion pas cher Air BerlinGuides Jardinage